Quimperlé Communauté : entre terre et mer, un territoire solidaire

Vous êtes dans : Accueil > Toute l'actualité > Actu entreprises > Interview des deux dirigeantes de "Padoc"

Interview des deux dirigeantes de "Padoc"

Anne Lebedel et Emmanuelle Ombles sont les deux gérantes associées de «Padoc», ouvert en Octobre 2013. Implanté à Kervidanou 2, le magasin propose des équipements équestres… et un atelier de toilettage canin.

Comment est né «Padoc» ?

Nous sommes toutes deux commerçantes depuis une dizaine d’années. L’une tenait une entreprise de toilettage canin, l’autre un restaurant. Nous nous sommes connues car nos locaux étaient voisins. Nous avons aussi en commun d’être toutes les deux passionnées d’équitation. Il y a deux ans, le rayon sellerie du Magasin vert de Kervidanou a fermé. Alors on s’est dit : «pourquoi pas» ?

Que représente le marché des équipements équestres au niveau local ?

Dans le coin, il n’existe pas de magasin spécialisé sur ce créneau. Les cavaliers doivent se rendre à Quimper ou à Hennebont. En faisant notre étude de marché, nous avons comptabilisé une quarantaine de structures équestres (élevage, centres hippiques, écuries de propriétaires) dans un rayon de 30 à 40 km autour de Quimperlé. Tous ont au moins une centaine de clients. Il y a donc un potentiel. Un mois après l’ouverture, on peut dire que notre magasin a reçu un bon accueil de la part de la communauté équestre. Les cavaliers sont satisfaits d’avoir une structure à proximité.

L’autre originalité de votre projet, c’est que vous avez élargi votre activité… aux chiens !

Dans notre local de 300 mètres carrés, nous avons effectivement un atelier de toilettage canin. L’équestre et le canin sont complémentaires : beaucoup de cavaliers ont des toutous. Et puis il y a des propriétaires de chiens qui peuvent être intéressés par des articles équestres, des vêtements par exemple, sans forcément être cavaliers. Nous avons également investi dans une grande machine à laver destinée aux couvertures des chevaux. On estime que ces activités de service complémentaires compteront pour un quart environ de notre chiffre d’affaires.

Quelles ont été vos principales difficultés ?

La recherche de fournisseurs d’équipements. L’enregistrement de la société a aussi pris du temps, notamment parce que ça s’est fait en été.

Avez-vous été aidées ?

La chambre de commerce et d’industrie nous a bien renseignées sur les questions juridiques et administratives, et nous a fait bénéficier d’une formation à la création de site web. On a eu aussi la chance de tomber sur une banquière qui s’est intéressée à notre projet et qui nous a soutenues, le gros bloc de l’investissement initial étant le stock d’articles. Enfin, nous avons été aidées par Bretagne Active, qui s’est portée garante pour notre emprunt (*).

On s'achemine vers un passage de la TVA de 7% à 20% pour les centres équestres. Vous sentez-vous concernées ?

Oui. Les centres hippiques sont tenus par des gens passionnés, dont les revenus et les marges sont faibles. Le risque est que certaines structures ferment. Et pour les cavaliers qui continueront à pratiquer l’équitation, les dépenses sur les équipements seront revues à la baisse. On serait automatiquement impactées.

(*) Cette dernière aide a été obtenue dans le cadre du fonds de garantie à l'initiative des femmes (FGIF). Il a pour objet de partager le risque financier avec l'établissement de crédit qui octroie un prêt à toute femme en création, reprise ou développement de son entreprise.

Padoc n’a pas encore son site web mais à un compte facebook. Recherchez «padocsellerie».

 

Partager cette page sur facebook twitter newsvine netvibes myspace delicious digg yahoo google technorati viadeo live wikio

eZ publish © Inovagora